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Archive for the ‘Jeannois Boréal’ Category

Nous donner l’indigne honneur de nous sacrifier

Pascal GagnonRien n’est simple dans le dossier des aires protégées.  C’est un dossier crève-cœur où les leaders du milieu et l’industrie se voient octroyer la tâche ingrate de déterminer quels endroits seront soustraits à l’exploitation forestière. Pour se maintenir en vie, notre région doit décider de quelle manière 1000 emplois supplémentaires seront perdus.  Mille familles, des milliers d’amis, de cousins, de beaux-frères, d’ingénieurs, de spécialistes et d’entrepreneurs.

Nous avons l’indigne honneur d’être situés dans une région qui est suffisamment éloignée des grands centres pour ne pas avoir un potentiel de développement commercial et industriel assez diversifié qui pourrait tenter de maintenir en vie nos communautés.

Nos parents et amis qui devront se trouver un autre travail, qui prendront la route des grands centres pour une supposée vie meilleure, iront contribuer invariablement à la pollution de ceux-ci lieu de participer au développement et à la protection de notre forêt.  Parce qu’une forêt que l’on ne peut pas exploiter, c’est aussi une forêt que l’on ne peut pas protéger, découvrir, analyser, et développer d’autres manières.

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Le Jeannois Boréal en danger de disparition

Pour ceux qui se demandent ce que ça fait les coupures dans la possibilité forestière, c’est relativement simple. Ce sont des entrepreneurs qui me parlent de devoir déménager leur entreprises, de trouver un autre travail, des amis qui devront trouver un autre travail alors que le leur n’est même pas lié à la forêt. Des jeunes qui partent travailler dans les régions minières. Une perte d’expertise qui va s’installer dans d’autres régions. Des gens qui préfèrent aller voir si le ciel n’est pas meilleur à Montréal ou dans une autre province.

L’industrie forestière supporte 65% de notre économie dans le comté Roberval. Si on pense que l’on est capable de faire sans ce 65%, on est soit illusionné, soit borné. La réalité, c’est que si notre industrie principale n’est plus capable de se maintenir, les gens s’ajusteront en allant voir ailleurs.

Je sais que les environnementalistes veulent à tout prix nous sauver d’une grande catastrophe et je les comprends. Cependant, en agissant ainsi, ils nous traitent comme si nous n’étions que des enfants, incapable de savoir réglementer notre industrie sans l’aide des grands penseurs de Montréal ou Québec.

La région s’est développée depuis les 175 dernières années. Vouloir à tout prix revenir à un état quasi naturel qui prévalait avant 1850, c’est aussi vouloir mettre un trait sur toute la culture que nous avons développé collectivement ici. Lire la suite…