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Edmonton, le Caribou Forestier et Sangria sur le Plateau


Caribou forestier

Le Caribou forestier

Je viens de terminer de lire le document d’information du Forum Boréal. C’est un document produit par Produit Forestier Résolu, très bien documenté, puisant dans des sources très diversifiées pour l’information de base.

Le document peut être téléchargé à partir de la page Facebook du Forum Boréal. C’est assez impressionnant comme document.

On y trouve énormément d’informations sur le Caribou et le Caribou forestier ainsi que sur les plan de rétablissement prévus pour cette espèce. Il y a des cartes, des description du caribou, de son habitat, de ses habitudes, de la manière dont il occupe le territoire.

Sur les 80 pages du document, il y en a 35 dédiés à des informations concernant la caractérisation du Caribou Forestier et de son plan de rétablissement.

Il y a 9 778 Caribous forestier au Québec. La seule population en déclin est dans le secteur de Val D’or et il n’y a que 30 individus. Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, il y a deux aires de répartition, Pipmuacan et Manouane qui ont 134 et 358 individus respectivement. Ces populations sont considérés stables, tout comme les 9000 autres dans la plus grande aire de répartition. Pour la plus grosse aire, c’est normal car on peut voir dans ce document que la limite nordique de récolte forestière n’englobe qu’une petite partie de cet aire de répartition.

On peut aussi remarquer que la zone de végétation boréale est beaucoup plus grande que la zone de récolte de matière ligneuse. On constate que la déforestation, c’est quand les villes du sud du Québec s’agrandissent et transforment des boisés en ville qu’elle se produit. La forêt repousse et c’est nécessaire pour établir la possibilité forestière.

La possibilité forestière?

La possibilité forestière, c’est ce que le Forestier en Chef calcul chaque année afin d’établir ce qui pourra être coupé dans les forêts du Québec.   Elle considère les éléments suivants :

  • les perturbations naturelles majeures, notamment les feux de 2010 dans les Unités d’Aménagement Forestier (UAF) de Mauricie et du Saguenay-Lac-Saint-Jean;
  • les aires protégées ou modifiées depuis novembre 2005;
  • les travaux sylvicoles réalisés entre 2006 et 2011 et ceux présumément à être réalisés jusqu’en 2013;
  • les plans de rétablissement du caribou forestier approuvés dont l’impact a été évalué;
  • les hypothèses de calcul de la possibilité forestière 2008 – 2013.

Les résultats de ce calcul pour les années 2013-2014 indique une diminution de 10,3%, soit 1 659 800 mètre cubes de bois dans les régions du Saguenay-Lac-Saint-Jean, de l’Abitibi-Témiscamingue, de la Côte-Nord et du Nord-du-Québec. Ces régions constituent le gros de la récolte en résineux. À Cette diminution, il faut aussi prendre en compte les éléments suivants, que le Bureau du Forestier en Chef n’a pas pris en compte mais que Produits Forestier Résolu doit quand même calculer car cela affectera aussi ce qui pourra être récolté en finalité, notamment :

  • les mesures de protection additionnelles pour la certification;
  • les mesures d’harmonisation des usages déterminées par les tables de gestion intégrée des ressources (TGIR);
  • le processus 2011-2015 de mise en réserve de territoires pour l’atteinte de l’objectif gouvernemental de 12% des aires protégées;
  • le budget d’investissement sylvicole;
  • l’aménagement écosystémique;
  • les modalités de préservation de l’habitat du caribou forestier découlant de plans de rétablissement en cours d’élaboration dans certaines UAF.

En général, 100 000 mètres cubes de bois fait travailler de 290 à 366 personnes. La baisse de possibilité forestière aura donc un impact de  4 800 à 6070 en réduction d’emploi dans les régions mentionnées. Pour mettre en perspective, cela annule pratiquement la création potentielle de 5600 emplois miniers prévu pour les 5 prochaines années. Entre 2010 et 2012, il y a eu près de 3000 emplois de créés dans l’industrie minière et ont parle de boom.

Malgré cette énorme baisse, il n’y a que 3-4 pages sur ce sujet et certainement aucun plan de rétablissement de la population humaine des villes de ces régions affectées dans le document.

La prépondérance de la protection du caribou forestier dans ce document indique que malgré tout, pour rester en vie et continuer d’opérer, Produits Forestier Résolu à décidé qu’il était plus profitable d’agir en ce sens.

Pis Edmonton et la Sangria sur le Plateau, c’est quoi le rapport?

Edmonton, c’est la ville ou probablement une bonne part de ceux qui ne trouveront pas de travail dans les prochaines années vont vouloir aller. Ceux qui sont ici depuis 40-50 ou 60 ans vont probablement rester dans nos régions, certains vont vivre quand même de durs moments.

Il va y avoir des usines qui vont devoir fermer, des garages d’entretient de véhicules forestier qui vont réduire le personnel, des ateliers de soudure ou de fabrication qui vont devoir se trouver d’autres débouchés et faire des mises à pieds en attendant.

Avis à ceux qui pourraient dire : « On a juste à faire de l’écotourisme et installer plus de chalets! » Désolé, mais pour le bien des 9778 caribous forestiers, il ne faut pas accéder aux territoires protégés pour le caribou.

Ceci, c’est sans compter que les aires protégés ne sont pas les mêmes que les aires de répartition du caribou forestier.

Qu’est-ce qui va arriver avec la déforestation? Bien elle va se produire autour de Montréal, pour faire de la place pour les gens qui vont aller s’y installer, faut de job dans les régions. Elle va se produire autour d’Edmonton pour les même raisons. Finalement, les BOBOs du Plateau pourront être bien tranquille à siroter leur Sangria sur le Plateau, les caribous forestier et la forêt sera protégé.

C’est important pour les buveurs de Sangria sur le Plateau. Pendant ce temps là, le reste du monde qui ont besoin de pain partira à Edmonton.

  1. 6 juin 2013 à 8 h 47 min

    Dans un territoire où habite peu de monde, on ne peut pas demander aux communautés locales de revendiquer seules auprès des gouvernements, des exploitants et des promoteurs de projets. Il est exact que l’habitat du caribou forestier est immense et peu habité, mais il l’est quand même.
    Il est aussi exact que l’habitat est principalement menacé non pas par l’exploitation forestière, mais le morcellement de l’habitat provoqué par la construction de chemins associés aux nouveaux projets miniers, hydrauliques et forestiers.
    Il n’y a pas que des « bobos » du plateau qui s’intéressent à l’écologie régionale. Henri Jacob à Val-d’Or peut en témoigner, après 30 années à revendiquer pour la protection de l’environnement en Abitibi. Les exploitants trouvent toujours que les médias accordent trop de place aux écologistes montréalais. Ça adonne que les médias régionaux ont une voix beaucoup plus discrète où des écologistes comme M. Jacob peut se faire entendre. C’est pour cela que l’Action boréale Abitibi-Témiscamingue a été créée, afin de sensibiliser les urbains à la situation de ce territoire.
    La forêt publique n’appartient pas qu’aux exploitants ni aux communautés qui en vivent.
    Cela dit, je trouve immensément plus déprimant le débat entourant l’exploitation des ressources gazières et pétrolières à Anticosti, en Gaspésie et dans le golfe du Saint-Laurent. En s’opposant à tout projet vaguement associé au pétrole, les écologistes condamnent réellement la Gaspésie-les-Îles et la Côte-Nord à la pauvreté. Ça, c’est un incitatif bien plus sûr à l’exil vers les plaines bitumineuses de l’Athabasca.

    • 6 juin 2013 à 9 h 36 min

      Merci beaucoup M. Castonguay,

      Je ne suis pas contre la protection de l’environnement, je trouve que cela est nécessaire autant pour le maintient de la diversité écologique que le maintient de ressources offrant des services économiques important pour le Québec.

      Cependant, comme l’a indiqué un des chercheur en foresterie de L’UQAC hier lors du Forum Boréal de St-Félicien, malgré toutes nos mauvaises pratiques forestières antérieures, la récolte forestière n’a pas « réussi » à provoquer l’extinction d’une espèce faunique.

      Ce même chercheur va souvent dans le grand nord, en haut de la limite nordique de récolte forestière. Quand il revient, il est frappé par le choc de voir les coupes qui sont réalisés près de cette limite nordique. Cependant, dès qu’il approche des anciennes zones de coupe, il peut voir comment la végétation et les arbres ont repris possession du territoire de coupe.

      Pour le caribou forestier, ce qu’il est important de réaliser, c’est que 75% de sa distribution est située au delà de la limite nordique de coupe. L’objectif du gouvernement du Québec de maintenir 1,5 caribou forestier au sud de cette ligne est même déjà pratiquement atteint. Le caribou lui-même ne survivrait pas à un peuplement plus dense car c’est son moyen de survie qu’il utilise face à la prédation normale de l’ours noir et du loup gris.

      L’enflure de protection environnementale de certain groupe est parfois démesurée et va totalement à l’encontre du maintient d’une occupation dynamique du territoire, comme vous l’avez indiqué.

      C’est pourquoi notre gouvernement doit avoir une meilleure compréhension de l’impact considérable d’une décision qui à l’air aussi petite qu’une réduction de 10% de la possibilité forestière en un an.

  2. Willowtree
    8 juin 2013 à 13 h 28 min

    Tu mélanges tout mon petit poivron.
    30% du bois aux enchères sur lequel Résolu peut miser (ils ont 85% des CAAF de la région … dont ils vont retoucher une bonne partie).
    Ils ont déjà racheté de Coop Forestière de Giradville plusieurs lots qu’eux avait ramassé récemment qu’on a abondamment entendu parlé.

    Pour le 10.9% il s’agit d’un rajustement du Chef Forestier pour la capacité forestière insuffisante à se régénérer…
    Si on se fout des CAAFS comme tu le demandes, on vivra un trou sans exploitation comme dans les pays scandinaves et
    comme l’Ouest Canadien vivra sous peu avec leur surexploitation pour récupérer le bois attaqué par la Pine Beetle bibitte.

    Résolu est pourtant bien placé pour miser « à juste prix » sur des lots puisqu’elles connaît plus que tout le monde les coûts réels d’exploitation pour des secteurs comparables ou à proximité des lots aux enchères….

    Pour ce qui est des aires protégées, comme elles sont « déplaçables » au gré des vents, il s’agit d’un faux problème qui n’affectent en rien la récolte. Elles sont tout de même essentielles à l’obtention de la norme FSC, si précieuse (et obligatoire) aux clients de Résolu. De plus, comme exemple la réserve aquatique Ashuapmushuan, en quoi une aire protégée sur une rivière affecte la possibilité forestière ??

    Bref, le seul coupable des coupures de CAAF est le MRN et ses fonctionnaires avec leur foutu logiciel qui n’était pas capable de calculer comme du monde avec des erreurs de plus de 40% pour la Côte-Nord à titre d’exemple !

    Le rapport de la commission Coulombe est clair là-dessus et l’industrie a elle-même avoué qu’elle avait dépassé la possibilité forestière.
    Donc Richard Desjardins peut continuer à jouer de la guitare tranquille, il a été l’élément déclencheur, certes, mais ça juste permis de pouvoir réparer l’erreur (boréale) avant de se ramasser devant un trou vide.  Les arbres qui ne sont pas coupés, continuent de pousser et d’accroître la possibilité forestière.  C’est pourtant ça le Développement Durable, assurer le futur des générations qui suivent !! Le concept est assez clair n’est-ce pas?

    • 10 juin 2013 à 10 h 51 min

      Bonjoue Willowthree,

      Je ne crois pas avoir parlé de la portion mise au enchère (30%) des bois qui ne font plus parti des anciens CAAF. Les anciens CAAF sont transformés en Garanties d’Approvisionnement (GA) et la portion mise au enchère est une des solutions qui ont étés mises de l’avant pour palier au problème de blocage de la frontière américaine pour la mise en marché du bois d’oeuvre. Ce blocage systématique dans les années 90-2000 limitaient la quantité de bois d’oeuvre qui pouvait traversé la frontière alors, malgré les termes du libre échange.

      Depuis ce temps, le taux de change favorise les américains et le coût de la fibre est deux fois plus élevé au Québec qu’aux États-Unis. Malgré tout, les États-Unis ne sont pas auto-suffisant en bois d’oeuvre et le SEPM représente un produit de qualité pour faire les construction à ossature bois.

      Les produits principaux de la forêt boréale sont le bois d’oeuvre et les pâtes et papiers. La pâte kraft étant produit sous forme de grandes feuilles que l’on met en ballot. Les clients sont les fabricant de journaux, les annuaires téléphoniques et les revues, pour lesquelles ont utilise une certaine quantité de pâte kraft. L’impression de ces différents produits se fait dans les grands centres depuis des centaines d’années pour des raisons évidentes de cout de transport, de distribution et d’accès à la main d’oeuvre.

      Au niveau du bois d’oeuvre, il y a bien quelques tentatives de produits de 2e ou 3e transformation, mais il faut prendre en compte qu’une bonne part des maisons sont construites avec du 2×3, 2×4 et 2×6. Il y a eu une entreprise à Desbiens qui a fait de la fabrication de murs et de planchers destiné au marché de la construction. Cependant, les coûts d’expédition empêche le développement du marché au sud du Québec, encore moins aux États-Unis. Les efforts de Lamco et de Abitibi LP sont louables mais ce ne sont que deux usines sur l’ensemble. Il y a aussi de bons résultats pour la fabrication et la mise en marché de granules de bois, autant énergétiques que pour d’autres produits de consommation. Ce sont cependant des sous-produits des résidus des scieries.

      Je m’attarde cependant au 10,3% et au prochain ajustement supplémentaire du Forestier en Chef et aux aires protégées.

      Pour ce qui est des rivières, ce ne sont pas nécessairement des aires protégés et non, les compagnies forestières ne récoltent pas sur l’eau. Il y a cependant une bande de protection autour de chaque lacs et cours d’eau, pour favoriser le maintient du taux d’acidité normal des lacs et rivières. Il y a 40 ans, on passait directement dans les cours d’eau, depuis longtemps maintenant, il y a construction de ponceaux et de conduits pour laisser passer ces cours d’eau avec le minimum de perturbation. Donc les abords des cours d’eau ne sont pas comptabilisés dans la possibilité forestière, mais pas non plus dans les aires protégées, sauf pour les parc qui longent certains cours d’eau parfois.

      Les aires protégées sont des régions fixes dans l’espace et le temps. Donc le bois de ces importantes parcelles de bois continue de pousser mais ne sera jamais récolté. Les arbres captent le CO2 sur 70-100 à peu près et le relâcherons dans le milieu en pourrissant ou en brûlant, selon le cas. Comme l’épinette noire est conçue spécifiquement pour brûler pour se régénérer, on ne peut donc pas dire que les aires protégées contribuent à la séquestration du CO2 atmosphérique. Cela ne se produit que lorsque le bois est récolté et utilisé dans la construction.

      Ce qui est le plus difficile c’est que les massifs de protection pour l’habitat du caribou forestier ne sont pas comptabilisés dans les aires protégées. Non plus les forêts « agées » ou les autres types de protection. Il y a aussi toujours la possibilité que le gouvernement décide de réduire de 50% la superficie dans lequel ont pourra récolter le bois, en sus des aires protégées et des habitats de caribous forestiers. On ne peut non plus parler d’un autre développement des aires de l’habitat du caribou forestier car ce seront des endroits avec restriction complète d’accès et perturbation humaines. Ces habitats seront toutefois situés sur des régions adjacentes variables dans le temps, sur les 90 prochaines années.

      J’ai indiqué ce dont le Forestier en Chef tient compte pour son calcul pour faire en sorte que l’on comprennent que ce ne sont pas seulement les facteurs de protection environnemental qui sont à prendre en compte. Cette année, les investissements en reboisement sont de 25% de moins que par les années passées, donc cela aura un effet sur la possibilité forestière. Également, 80% de la forêt récoltée se régénère naturellement.

      Il est possible de travailler sur une intensification de la sylviculture dans les landes forestières et dans les anciens brûlis qui ne sont pas en voie de régénération. Cela contribue à faire avancer de 400 ans le cycle naturel de repeuplement en SEPM.

      Richard Desjardins est d’ailleurs venu dire ici au Saguenay (ou Alma) l’hivers dernier que l’industrie forestière s’est grandement améliorée au niveau des pratiques forestières et que les exigences réglementaires sont présentement favorable à une exploitation plus durable. Ce que l’on désire, c’est une exploitation durable de la forêt, pas une surexploitation, qui ne profiterais à personne et en particulier à nos générations actuelles et futures. Présentement, les exigences des environnementaux font en sorte que la durabilité économique ne pourra être maintenue à moyen terme.

      Une diminution drastique des emplois en région va entraîner une pression supplémentaire sur les terres agricoles dans les grandes régions métropolitaines du Québec, donc à contribuer à la déforestation réelle.

      Est-ce que tu réagirait de la même manière si l’ensemble des cours d’eau de champs du sud du Québec serait sous le coup d’une interdiction d’exploitation agricole, sur des bandes de 100m de chaque côté de tous les petits ruisseaux? Est-ce que les agriculteurs ne feraient pas de révolution si 30% de leurs terres se trouveraient hors d’exploitation depuis 2006? Est-ce que les citoyens de Montréal ou de Laval ne seraient pas un peu ennuyés si 30% de ces îles seraient protégées avec interdiction d’effectuer des activités économiques et de vivre dans ces endroits? Le tout pour la survie de l’écureuil commun ou des plantes traditionnelle de champs? (Ah tient donc, quand un champ est laissé suffisamment longtemps à l’abandon « zone protégée » il se transforme en forêt)

      Quand une mine est vidée, on ne peut pas investir dedans pour la remplir de nouveau. C’est ce qui est faisable avec notre forêt, on peut y investir, décider que c’est une bonne idée, écologique, environnementale et économique. Notre mine, elle est en bois et elle repousse🙂

  3. Serge Gravel
    9 juin 2013 à 23 h 52 min

    Monsieur Gagnon rien de mieux qu’un électricien pour parler…d’électricité. Si vous désirez connaître l’état de situation du caribou et des mesures à prendre adressez-vous aux biologistes spécialistes du ministère ou les nombreux chercheurs universitaires de UQAR, UQAT,UQAM et LAVAL qui l’ont étudié, ils seront en mesure de vous faire une analyse objective. En fait, depuis les 10 dernières années, de nombreuses études ont été réalisées sur le caribou forestier au Québec. Les documents cités par Resolu ne sont tous à jour. Je vous suggère de consulter le nouveau plan de rétablissement.

    • 10 juin 2013 à 11 h 03 min

      Bonjour M. Gravel,

      Les données indiquées dans le document du Forum Boréal proviennent d’une multitude de sources différentes :

      1. Bureau de mise en Marché des Bois
      2. Bureau du Forestier en Chef
      3. Environnement Canada
      4. Fédération Québécoise des Municipalités
      5. Ministère des Ressources Naturelles du Québec
      6. Ministère des ressources naturelles et de la Faune
      7. Radio-Canada
      8. Virc Stephen (du Service Canadien de la Faune)

      Il y avait aussi la présence de chercheur en foresterie et en faune de l’UQAC lors du forum Boréal.

      Produits Forestier Résolu ne conteste pas d’ailleurs l’importance de la protection du caribou forestier. Les dirigeants soulignent cependant que les études démontrent que 75% des individus sont localisés au nord de la limite nordique de la coupe forestière. Les autres hardes sont situés dans des régions ou les aires de protection et de rétablissement des peuplements de caribous forestières sont déjà prévues dans les plans du MRNF.

      Il ne faut pas oublié que c’est le gouvernement actuel qui a mis fin à une entente de financement d’un plan de rétablissement du caribou forestier près de Val d’Or. Le MRNF n’est donc pas complètement tout blanc dans ce dossier non plus.

      http://www.radio-canada.ca/regions/abitibi/2013/05/16/003-annulation-sauvetage-caribou-forestier.shtml

  4. Carmelle Boudreault
    16 juin 2013 à 8 h 33 min

    Bonjour monsieur Gravel,
    Les documents utilisées sont les documents les plus récents publiés et approuvés par le gouvernement fédéral et le gouvernement provincial. C’est pour moi un élément pour la crédibilité et tout est référencé. Il s’agit du document Programme de rétablissement du caribou des bois, population boréale au Canada publié par Environnement Canada en octobre 2012. Ce n’est quand même pas vieux. Il y est mentionné que les données qui y sont publiées proviennent des compétences provinciales. Le plan d’aménagement de l’habitat
    du caribou est un document préparé par le ministère des Ressources naturelles, approuvé après consultation (13 avril 2012) et décrit les modalités pour 2012 – 2017 (ce n’est pas vieux non plus). à partir des oriebntations de l’équipe de rétablissement. Les cartes montrent ce qui va être protégé et récolté jusqu’en 2090. J’ai pu consulter les documents sur le site du ministère. Puis cela respecte la norme FSC.
    Dans le document, Il est aussi écrit qu’il va y avoir un nouveau document d’orientation qui sera publié par le gouvernement du Québec.

    À quel endroit avez-vous pu consulter le « nouveau plan de rétablissement»?

    • 16 juin 2013 à 14 h 27 min

      Merci Mme Boudreault,

      Excellent commentaire, aidant à mettre en perspective la solidité du document fourni par le Forum Boréal.

      Bonne journée!

      Pascal

    • Serge Gravel
      16 juin 2013 à 23 h 38 min

      Monsieur Gagnon, Le nouveau plan est terminé et il est entre les mains des autorités politiques. Il devrait sortir publiquement sous peu. Vous trouverez des différences par rapport à l’ancien plan car le niveau de connaissances permet de mieux comprendre la dynamique de la population et de son habitat.

      De plus, pour connaitre le nombre d’individus sur le territoire il faut réaliser un inventaire aérien. Or un seul a été fait au nord du 50 ième au début des années 2000. Un second serait nécessaire pour voir si il y a une fluctuation. Les chiffres avancés sont des estimés comprenant une grande marge d’erreure. Et comme la population n’est pas répartie de manière homogène sur tout le territoire, on ne peut effectuer une simple règle de trois pour prédire le nombre de caribou au sud de la limite de la forêt commerciale.

      Aussi je voudrais que vous portiez une attention sur l’aire protégée au lac Onistagan. La quasi totalité de la superficie est un milieu désertique qui après un feu de forêt, le forêt y a été récoltée. Il n’y a pas de grande perte de possiblité forestière.

      • 17 juin 2013 à 11 h 24 min

        Merci beaucoup M. Gravel pour ces précisions.

        Comme indiqué plus haut, il est important de protéger le caribous forestier et nous espérons que les aires de protections des hardes seront bénéfiques pour cette espèce.

        Cependant, il faut noter que ces aires de protection ne sont pas comptabilisés comme aire protégées, dans le sens « aire protégés » comme l’entend le MDDEP. Il existe d’ailleurs une multitude de termes différents et autant de système de protection dans les forêts et c’est le total de ceux-ci qui n’est pas tenu en compte. Chaque organisation veut protéger sa « superficie » bien à elle de forêt mais il n’y a pas de gestion commune de ses différentes superficie.

        Également, il est normal que la matière ligneuse soit récoltée sur un feu de forêt, cela fait partie des dispositions des différentes lois sur l’aménagement forestier. RexForêt travaille d’ailleurs à la restauration de ces landes forestières afin de faire revivre les forêts sur ces anciens brûlis.

        Afin d’augmenter la possibilité forestière, tout en conservant des aires protégées suffisantes pour les caribous et autres raisons, il faut intensifier la sylviculture. Présentement utilisée sur 20% du territoire coupé, la portion qui ne se régénère pas naturellement, la sylviculture est un des facteurs important du calcul de la possibilité forestière.

        Si on développe les bonnes techniques et que les couts associés sont suffisamment bas, la sylviculture des landes forestières résultants de vieux brûlis qui ne produisent plus de forêt est une alternative intéressante et économiquement viable pour l’industrie et les régions concernés.

  5. Serge Gravel
    18 juin 2013 à 23 h 35 min

    M Gagnon, Je suis d’accord que l’on peut avec la sylviculture augmenter le rendement de certains territoires. Cependant je me pose des questions sur la rentabilité de reboiser des secteurs à plus de 200 voir même 300 km de l’usine dans des secteurs où il y a récurence des feux? Cette matière ligneuse, si un jour elle atteint une taille commerciale, sera-t-elle économiquement exploitable? On dis que la fibre coûte présentement trop chère. Comment pourrons nous alors compétitionner sur le marché international les Russe, Brésilien, Suédois etc.?

    Je crois que les lots privés devraient servir de modèle de gestion et obtenir d’avantage d’aide pour l’aménagement. De part leur proximité mais aussi à cause des coupes selectives qui laissent en place toujours un couvert végétal naturel favorable à la faune (approche écosystémique) et aux utiliateurs cela me semble souhaitable par rapport aux grandes superficies de coupe qu’exerce la grande industrie.

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