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Un plan d’affaires en 7 jours ouvrables! Démarrage d’entreprise ultraléger 2e partie.


Ceux qui m’ont vu dernièrement ont certainement remarqué que je respirais la bonne humeur. Qu’est-ce qui me rend si heureux? Une belle aventure entrepreneuriale que je suis en train de démarrer.

Dans mon dernier article : Démarrage d’entreprise ultraléger 1re partie : l’inspiration!, je vous ai introduit ce qui m’a donné la bougie d’allumage pour me lancer en affaires. Un de mes amis m’a offert l’idée de base, ce qui constitue le « gaz » pour faire tourner le moteur. Tout bon mécanicien sait que pour une bonne combustion, il ne manque que l’oxygène.

Cet oxygène je l’ai trouvé dans la volonté de démarrer mon entreprise le plus rapidement et le plus légèrement possible. En plus, mon objectif était d’obtenir la première vente le plus rapidement possible après l’incorporation de l’entreprise.

Selon vous, après combien de temps en moyenne une entreprise réalise-t-elle sa première vente après sa création au Québec? Après combien de temps atteint-elle le seuil de rentabilité? Finalement quand est-ce que le propriétaire est en mesure de se verser un salaire?

Démarrer une entreprise, méthode traditionnelle

Lors d’un stage universitaire dans un CLD, j’avais eu comme projet de réaliser le plan d’affaires de la compagnie que mon père voulait créer. J’ai pris certainement 3 mois, presque à temps plein, pour réaliser le plan d’affaires. Heureusement, mon père avait déjà réalisé des ventes avec son produit dans l’entreprise qu’il avait déjà.

Que contient ce plan d’affaires? C’est un peu long, mais imaginez, ce qui suit n’est seulement que la table des matières!  Il y avait même une liste d’annexes, 17 en tout!

Le projet

Préambule
Résumé du projet
Mission de l’entreprise
Objectifs de l’entreprise
Court terme
Moyen terme

Le promoteur

Curriculum Vitae
Structure organisationnelle et organigramme

Le marketing

Le produit
Analyse du marché
Marché cible
Situation concurrentielle
Forces et faiblesses des concurrents directs
Forces et faiblesses des concurrents indirects
Stratégie de mise en marché
Distribution
Méthode de distribution choisie pour le Québec et le Canada
Méthode de distribution à l’étranger
Publicité
Budget Marketing pour 1997
Publicité dans les revues
Expositions
Le prix
Objectif stratégique
Liste de prix
Objectifs de ventes
Coûts de fabrication

Les opérations

La technologie et la R&D
Approvisionnement
Aménagement
Main-d’œuvre

Bon, ce document d’une épaisseur d’un pouce et quart (je viens tout juste de mesurer) nous a permis de démarrer l’entreprise et d’obtenir un financement substantiel pour le projet.

En plus dans la méthode traditionnelle, la création de l’entreprise est envisagée selon des étapes bien définies pour être en mesure d’accueillir les nombreux clients qui vont certainement se bousculer à la porte quand vous enlèverez les papiers dans les fenêtres.

Le CLD de Laval propose des guides entrepreneuriaux très bien conçus pour vous aider à suivre les étapes traditionnelles.  Il y a des étapes nécessaires dans cette approche, comme l’incorporation ou l’enregistrement, l’obtention des permis nécessaires et tout le reste. Vous remarquerez que les ventes sont à la toute fin de cette 7e étape de la création de l’entreprise. C’est un peu loin avant de faire entrer des revenus!

Est-ce que ce modèle pourrait être l’explication derrière le fait qu’en moyenne, les entreprises du Québec réalisent leurs premières ventes seulement 11 mois après leur création?

La méthode 7 jours ouvrable

Bon, vous êtes certainement anxieux de connaître la méthode utilisée pour présenter un plan d’affaires 7 jours ouvrables après avoir eu l’idée d’entreprise.

En 2008, j’ai acheté mon premier livre audio pour écouter sur la route quotidienne entre Roberval et Alma, où j’avais un nouveau poste intéressant en exportation. Parce que j’avais des lacunes en ventes, j’ai acheté des livres qui portaient sur la vente, la négociation et les affaires en général.

Ready Fire Aim Zero to $100 million in No Time FlatMon préféré, que j’ai acheté en version papier par la suite, est Ready Fire Aim : Zero to $100 million in No Time Flat de Michael Masterson.

Bon, je vous vois déjà venir : « encore un truc pour devenir riche rapidement sans travailler. »  Bien non, c’est encore un truc pour devenir entrepreneur si vous travaillez vraiment fort pour faire les bonnes choses dans le bon ordre.

Ce livre est étonnant, car il divise les étapes d’une vie de l’entreprise en 4 parties. Les parties bébé, enfant, adolescence et l’étape adulte. Selon lui, si une personne ne démarre pas son projet d’entreprise rapidement, c’est un perdant. C’est quand même assez retentissant dans la version audio anglophone.

L’autre facteur d’inspiration, c’est la méthode SYNOPP développée par M. Alain Thériault, Startup Coach. De ce que j’ai pu en lire, cela ressemble beaucoup à ce que Michael Masterson nous indique dans son livre. Quelques CLD au Québec sont en train d’étudier la possibilité d’offrir cette méthode pour leurs clients.

Les 4 questions de la stratégie optimum de vente

L’entreprise sera développée au départ en fonction de la découverte de sa stratégie optimum de vente. Pour ce faire, la réponse aux quatre questions suivante sera trouvée dès le début de sa création :

  1. Où est-ce que nous trouverons les clients?
  2. Quel produit leur vendre en premier?
  3. À quel prix vendre ces produits à ces clients?
  4. De quelle manière allons-nous les convaincre d’acheter ces produits?

On est assez loin de la méthode traditionnelle. On ne connait même pas encore le produit que l’on va vendre, super!

Cette technique est quelque peu différente de la stratégie habituelle qui propose de faire une étude de marché approfondie et de préparer un marketing complet et évolué.  Ceci permet par contre de trouver les éléments clés de la stratégie de l’entreprise tout en générant des entrées de fonds.

Chaque question pourrait faire l’objet d’un article en soi. Si certains veulent plus d’explications, je pourrais en fournir d’ici quelques semaines. Mon emploi du temps est relativement chargé avec le lancement de cette entreprise.

Cependant, le plan d’affaires n’a que 8 pages, incluant la page couverture et la bibliographie.

Avec la méthode traditionnelle, après combien de temps l’entreprise atteint-elle le seuil de rentabilité? 24 mois en moyenne. Le premier salaire annuel régulier pour l’entrepreneur? 4 années.

Dans mon prochain article, je vais vous donner les trucs que j’utilise pour démarrer mon entreprise avec moins de 500 $. Il est certain que d’autres investissements seront nécessaires plus tard, mais l’idée est de générer des revenus de vente que l’on pourra réinvestir par la suite.

Autres articles de la série :

Démarrage d’entreprise ultraléger 1re partie : l’inspiration!

Un plan d’affaires en 7 jours ouvrables! Démarrage d’entreprise ultraléger 2e partie.

  1. 30 septembre 2010 à 9 h 20 min

    Bonjour,

    Je crois comme toi que le plan d’affaires, modèle Harvard des années 1970 est dépassé. Alain Thériault et Claude Ananou, sur la base des analyses de Mintzberg, ont effectivement développé un autre modèle qui est en application dans certains CLD du Québec.
    Tu trouveras ci-joint un article sur le sujet.
    http://www.journalinteret.com/2010/03/11/claude-ananou-part-en-guerre-contre-le-plan-d%E2%80%99affaires/
    L’accompagnement d’affaires par opportunité.
    Salutations!

    • 30 septembre 2010 à 13 h 57 min

      Bonjour M. Plourde,

      Merci beaucoup pour votre commentaire. Effectivement, c’est un peu un face à face en l’école de Porter (de Harvard) et de Mintzberg (de McGill) et supporté dans un sens comme dans l’autre par différents types d’entrepreneurs. Il faut se mettre dans la peau de certains agents de développement qui doivent répondre à des critères, des questionnaires, fournir des rapports, cocher la petite case dans le tableau. Eux, ils doivent rendre des comptes. Ils sont formalisés dans leur approche car leur cadre est formalisé.

      J’aime l’approche de Ready, Fire, Aim et celle développée par M. Thériault et Claude Ananou, même si je n’ai pas vu les différentes fiches. Je sais, par les vidéos et ce que j’ai pu glaner sur le web que cette approche ressemble beaucoup à celle que je met de l’avant.

      Au plaisir!

  2. 30 septembre 2010 à 9 h 54 min

    Très inspirant et motivant ta façon de faire. J’en parlai également dans un de mes derniers articles sur mon blogue: L’accompagnement d’affaires par opportunités http://bit.ly/cNi5M9

    • 30 septembre 2010 à 14 h 00 min

      C’est effectivement en lisant ton article que j’ai découvert l’approche de l’accompagnement d’affaires par opportunités. J’en avais légèrement entendu parlé par la DG du CLD de Rivière-du-Loup dans nos rencontres, mais c’est ton article qui m’a permis d’approfondir.

  3. 30 septembre 2010 à 13 h 31 min

    Merci pour l’intérêt porté à notre approche. Ready-Fire-Aim est une phrase que j’utilise souvent dans mes cours et mes coachings.

    Dans la même veine, le « lean startup » développer par Eric Ries et Steve Blank vaut la peine qu’on s’y attarde. Une approche développé pour les entreprises tech, mais la philosophie reste la même.

    Quant aux résultats de l’approche d’accompagnement des entrepreneurs, il y a beaucoup à faire comme en atteste l’article suivant:
    http://pierreduhamel.ca/2010/09/29/entreprenariat-le-quebec-encore-dernier/

    • 30 septembre 2010 à 14 h 04 min

      Merci beaucoup pour le commentaire.

      Je vais tenter de publier d’autres articles pour faire état des développements futurs.

      Dans la version audio anglophone de Ready, Fire, Aim, quand il nous parle du moment où l’on devrait démarrer, il dit « Right now! If you have to do it latter after some other chores, you will not start your business, ever. Period. I think thoses persons are loosers. » Le « loosers » est tellement bien appuyé que l’on a pas trop envie d’attendre.

      Au plaisir,

  4. 1 octobre 2010 à 8 h 44 min

    Le plan d’affaires en décourage plus d’un ! Comme conseiller dans un CLD je suis tout à fait d’accord avec la démarche avancer par messieurs Ananou et Thériault.

    D’ailleurs, je suis en attente de pouvoir explorer la méthode SYNOPP, message à Alain par la bande😉

    C’est un billet intéressant M. Gagnon, félicitation et bonne chance de votre aventure !

    alex lemay

    • 1 octobre 2010 à 10 h 20 min

      Merci beaucoup,

      Je ne veut certainement pas dénigrer le travail des conseillers ou des agents de développement dans les CLD. J’ai signé hier mon entente pour la mesure de Soutien au Travailleur Autonome (STA) et j’ai une bonne relation avec mon agent, comme avec presque toutes les personnes qui travaillent la bas et à la SADC. Jusqu’à tout récemment, j’étais le trésorier de la SADC de la MRC de Rivière-du-Loup.

      Disons que mon agent trouve que mon entreprise sort de l’ordinaire et que ma méthode de démarrage est pour le moins inorthodoxe!

      Vous avez raison cependant qu’il faut que les CLD ou les SADC puissent mettre à la disposition des promoteurs une gamme d’outils différents pour développer leur projet d’entreprise. Il existe des centaines de manières différentes de construire une maison, du travail complet en usine à l’élaboration à la main ou même la construction en paille. J’espère que cette ouverture qui se pointe avec le SYNOPP va permettre au Québec de combler ses lacunes en entrepreneuriat.

      Bonne journée!

  5. Jean Lepage
    11 mars 2011 à 6 h 08 min

    Bonjour Monsieur Gagnon,

    J’aimerais bien jeter un coup d’oeil au résultat final: le plan d’affaires en 7 pages, en enlevant vos inofrmation sensibles ou encore en le décrivant sommairement.

    Merci

    • 11 mars 2011 à 16 h 23 min

      Je suis en plein déménagement en même temps que mon développement d’affaires pour différents produits et marchés internationaux. Je vous reviens d’ici quelques jours avec des précisions sur mon plan d’affaires et mes résultats jusqu’à maintenant.

      Merci beaucoup pour le commentaire!

  6. 11 mars 2011 à 7 h 21 min

    Bonjour,

    Je suis coach d’entrepreneurs et j’étais mal à l’aise avec le plan d’affaires traditionnel. Il y a 3 ans Claude Ananou m’a parlé du dossier d’opportunités. C’est l’approche que j’utilise avec mes clients et ça marche.

    Ça marche parce que c’est la méthode naturelle. c’est comme ça que les vrais entrepreneurs fonctionnent, le processus est axé sur le résultat. On commence par chercher des clients et l’on trouve les informations nécessaires sur le marché, des concepts de produits et des stratégies.

    J’ai écrit de nombreux textes sur le sujet que vous pouvez trouver sur le site de DIXIT Coaching.

    http://www.dixitcoaching.com/

    • 11 mars 2011 à 16 h 24 min

      Je n’ai pas utilisé la méthode de Claude Ananou proprement dit, je me suis inspiré de ses grandes lignes et d’autres livres que j’ai pu lire dans les dernières années. Aussi, avec des personnes qui m’ont aidé et le fait que mon père est entrepreneur depuis 30 ans, disons qu’il y avait une base.

      Merci pour le lien, je vais aller le consulter prochainement.

      Bonne journée!

  7. Mélissa
    31 octobre 2012 à 15 h 28 min

    Bonjour, j’aimerais savoir si les livres mentionnés sont tous disponible en librairie?
    Je consultes énorméments les sites pour en apprendre le plus possible pour avoir plusieurs outil spour démarré mon entrprise. J’ai essayer de faire un plan d’affaire en exercise… mais je me suis perdu apres la 4 eme pages… Il y a tellement de terme non compréhensible pour des nouveaux dans se grand monde d’entrepreneur. Je veux me m’ouvrir un commerce qui sera fleurissant j’en suis sur, mais les étapes à suivre me font peur parfois. Je me suis incrite au site ou il nous propose un mentor, mais toujours pas eu de nouvelles. Je suis tombé par hasard sur votre site Pascal en cherchant la meilleur façon de m’incorporé ou de m’enregistrer… Je trouve votre approche rassurant pour nous les petits nouveaux hi hi hi… Je vais continuer a consulter vos informations, vos conseilles… et j’espère avoir le courage de me lancer… j’ai un grand besoin de changement. À mon âge les femme on une horloge biologique qui sonne pour avoir des enfants… mais moi c’est mon horloge d’entrepreneur qui sonne et raisonne!!!

    Merci pour les conseilles et suggestions fait par vous tous.

    Merci Pascal

    • 31 octobre 2012 à 15 h 40 min

      Bonjour Mélissa,

      Il est possible que certains livres soient disponibles en librairie, mais certains livres en anglais sont très accessibles au travers d’Amazon et relativement abordables.

      Continue de faire des recherches et des lectures pour avoir de bonnes idées et n’hésite pas de rencontrer des entrepreneurs de ta région. Certains seront disposer à t’aider. Si c’est dans des domaines connexes à ton entreprise, ce sera même un bon moyen de t’introduire, encore plus si ce sont des clients potentiels.

      Trouve le meilleur moyen de vendre tes produits le plus facilement possible, même pour faire des tests, même si ton local ou ta place n’est pas 100% sur pied. J’ai un frère qui s’est ouvert un Pub, le Randolph Pub Ludique (allez-voir sur Facebook pour la page) mais il a mis sur pied une manière de rendre le service disponible avant. Il avait un service d’animation dans une galerie d’art de Montréal avant. Cela lui a permis d’évaluer le type de service qu’il voulait offrir, de générer des revenus et éventuellement de voir les problèmes potentiels.

      Suivez votre instinct dans votre idée de démarrer une entreprise, les démarches que vous faites sont bien importantes.

      Si vous êtes au Québec, il y a certains conseils qui peuvent s’ajouter, selon votre endroit de résidence.

      Au plaisir,

      Pascal.

  8. Mélissa
    2 novembre 2012 à 13 h 38 min

    Merci beaucoup Pascal
    C’est très gentil d’avoir prit le temps de m’écrire.
    Je continu….

  9. 28 mars 2013 à 14 h 16 min

    Très inspirant vos billets Pascal! Vous apportez des informations capitales pour le démarages des entreprises. Je suis également de votre avis, quant au plan d’affaires.

    Il semble y avoir un courant de pensée qui affirme que les plans d’affaires sont trop long, et que le temps passer à le rédiger, pourrait être consacré à d’autres activités (Livre : De l’intuition au projet d’entreprise).

    Votre approche sur moins de 10 pages, me fait penser aux notes sectorielles, qui semblent beaucoup plus axées sur le concret que l’aspect financier pour les banques.

    Merci beaucoup pour vos conseils et faits vécus décrits dans vos billets!

    • 28 mars 2013 à 16 h 47 min

      Merci beaucoup Patrice,

      J’ai un peu moins de temps d’écrire des billets depuis quelques mois. Il faut dire que je suis maintenant directeur-général de la Chambre de commerce et d’industrie de Roberval à temps plein depuis novembre 2011. J’ai encore mon entreprise cependant, même si elle tourne au ralenti.

      Ce qui est bien, c’est que le peu de ressources que j’ai mis au départ fait en sorte qu’il y a très peu de dette pour l’ampleur de l’entreprise. Des leviers ont étés vendus et je suis en mesure d’ajuster les services de l’entreprise en fonction de nouvelles opportunités.

      Il faut quand même un minimum de planification et d’expérience avant de se lancer en affaires, mais mettre trop de temps pour le plan n’est pas souvent le meilleur choix. On travaille sur un projet à la Chambre de commerce de Roberval pour lancer un service qui va éventuellement aider les entreprises dans les premières phases de la validation d’un nouveau produit. On travaille fort🙂

      Au plaisir!

  1. 30 septembre 2010 à 9 h 03 min

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